Sous-titré « l’alchimie des multitudes », Comment le web change le monde aborde assez longuement la « sagesse des foules » (102 sq.), le crowdsourcing, sources d’intelligence collective menant à une « alchimie des multitudes ». (130)

comment_le_web_change_le_monde_Pisani_PiotetOn apprécie la position critique des auteurs sur le web 2.0 (chap. 5) et leurs interrogations sur
– Le devenir du web (en regrettant le manque d’arguments, chap. 2) puis les orientations possibles du… Web 3.0 (231 sq.)
– Le fichage numérique (138 sq.)
– L’impact du web sur les médias (213 sq.) et sur les outils de travail des entreprises (cloud computing, entreprise en réseau, etc. 179 sq.).
– La rentabilité du modèle de l’économie de la relation (152 sq.), pour conclure que les business models sont encore très fragiles (167)

Les exemples à jour et bien choisis, les liens en fin de chapitre « pour en savoir plus » permettent d’approfondir un ouvrage offrant beaucoup d’informations, clairement amenées et appuyées par des explications simples de Ajax, RSS, Open source, mashup, API, long tail (154), co-création (163 sq.) et du « concept » de SLATES…. même si certains développements en début d’ouvrage apportent peu, restent lents, aboutissant de plus à de nombreuses répétitions (Craiglist !).

Pourtant, certains points auraient pu être développés : la pérennité du cloud computing (195), les trolls, travers réguliers des médias de participation (217 sq.), le recyclage systématique de l’information sous forme de copier / coller et de flux RSS… qui ne participent ni à une intelligence collective, ni à une réelle alchimie des multitudes !

Je m’étonne aussi de l’absence d’index (de concepts, noms d’entreprises, etc.) et j’aurais aimé un développement mieux organisé, aussi limpide que les idées avancées dans Comment le web change le monde. Ce travers est excusé par le fourmillement d’idées (mais quand même, c’est pénible !).

Pour ces raisons, Comment le web change le monde est un ouvrage à lire et relire.
Surtout quand il sera en version 2.0 :)

La citation à retenir
“Les ruptures qui comptent sont des ruptures d’usage” (p. 26).

Le coin du mesquin
– Le site housemapping de la p. 57 n’existe pas ; il est par contre correctement orthographié p. 67 !
– Contresens sur le terme prosumer p. 229